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Thursday, 17. April 2008
Neige et golf
![]() Avril est le mois des anniversaires, de l'anniversaire de ma chatonne qui aura un an le 21, et de notre anniversaire de mariage le 28. Mai, pour tous les français, est le mois des "ponts" avec trois jours fériés en plus. Et juin, c'est mon mois, le 15 étant mon anniversaire et le 21... la fête du début de ma troisième année en France. Quand on est étranger ici, c'est quelquechose qu'on nous demande souvent : Cela fait combien de temps que vous êtes en France? ( J'ai l'impression que ça fait une vie entière. ) Et cette question est parfois suivie par une autre, la réponse moins facile : Et vous pensez rester combien de temps? Je suis persuadée que personne ne sait vraiment, sauf les étudiants en programme d'échange ou les touristes avec leur billets aller-retour. Mais quant à nous, les expatriés, et puis-je me permettre, les immigrés, nous sommes coincés entre nos cultures et langues d'origine et celles qu'on maîtrise maintenant. Et au bout d'un moment j'ai l'impression qu'on se retrouve à une impasse de vérité où on se rend compte qu'on ne peut réelement pas tout avoir et il faudra prioriser. Moi-même maintenant à la fin de cette deuxième année, je réflechis sur le parcours de combattant au niveau de l'identité et de l'intégration que j'ai vécu -- souvent c'était difficile, plein de larmes et de tristesse, mais de plus en plus les choses s'éclaircissent et on s'ouvre les yeux au fait qu'on est chanceux d'être ici ( et non pas juste parce qu'on sait combien on y mange bien ! ). Disons, pourtant, que nos coeurs sont pleins de troux de nos vies d'autrefois. Dans une capitale aussi grande que Paris on peut souvent tenter de boucher les troux en regardant un film en VO à MK2 à Bibliothèque François Mittérand ou en lisant un livre qu'on aurait emprunté de la Bibliothèque Américaine de Paris ( faut que je m'abonne, d'ailleurs ! ). Mais quand on vient du Midwest comme moi-même, on n'est vraiment pas à la conquête de la culture quand on parle de notre mal du pays. Il s'agit plutôt de la nature, voir les champs de maïs ( pour le moment, ils ne sont pas encore OGM ici, mais ça va venir..) et même... la neige. L'autre matin je me suis lèvée pour me préparer pour la journée quand j'ai vu cette neige fine sur les buissons des voisins...et soudainement j'étais en Indiana, regardant le vent former les collines de neige dans le jardin. Et encore l'autre jour j'étais au bureau quand je me suis retournée pour savourer le beau soleil de printemps ( tellement rare de nos jours à Paris ! ) quand je me suis soudainement retrouvée sur un des dizaines terrains de golf que je fréquentais pendant mon adolescence américaine. Heursement, j'ai découvert qu'il y a un "practice" ( a driving range ) juste à côté de mon bureau et c'est rélativement ouvert au grand public et peu cher (contrairement à, disons, le golf de Saint-Cloud). Mais que tout le monde sache que je n'appellerai jamais un "driver" un bois ! ( Heursement qu'un sand wedge reste un sand wedge, car j'en aurai, après deux ans sans golf, très besoin. ) |
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Last update: September 7, 2008, 10:46
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